Le PCAET, qu'est-ce que c'est ?

Le Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET) est une réponse locale aux enjeux globaux du changement climatique. Il a pour objectif d’anticiper la fracture énergétique et d’enclencher un changement de modèle économique et sociétal permettant globalement de préserver les ressources.

Il a aussi pour objectif d’anticiper les effets de l’évolution du climat et de s’en prémunir. Tous les domaines de la vie quotidienne : la mobilité, l’habitat, les déchets, l’urbanisme, les activités agricoles et  les activités industrielles.
Il aborde les thématiques suivantes : les consommations et productions d’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et des polluants locaux, la séquestration du CO2 et la vulnérabilité du territoire face au changement climatique.

Le Plan Climat Air Energie du Territoire  est un document d’analyse et de programmation pour :

  • Organiser la réponse aux besoins en énergie du territoire et la lutte contre le changement climatique ;
  • Décliner les politiques sectorielles (développement économique, transports, environnement et cadre de vie, aménagement du territoire…) en fonction de ces besoins.

Son élaboration est le résultat :

  • d'un état des lieux sur les consommations d’énergie, les émissions de Gaz à Effet de Serre et les polluants, la consommation de l’espace et la vulnérabilité du territoire. Consultez le diagnostic (lien).
  • des orientations exprimées par la collectivités d’ici 2050 dans ces domaines,
  • du programme d’actions mis en place,
  • d'une évaluation environnementale qui consiste à étudier la compatibilité de la démarche avec notre environnement (biodiversité, ressources naturelles,…).

Une fois l'avis du Préfet et du Président de région donné, l'autorité environnementale et le public sont consultés. Enfin, le conseil communautaire délibèrera une fois les retours de la consultation pris en compte.
L'adoption du plan ne devient effective qu'après nouvel avis du Préfet et du Président de région et adoption en conseil communautaire.

 

 

Le changement climatique, quel impact sur notre territoire ?

L’étude de la vulnérabilité climatique porte sur les conséquences potentielles du changement climatique sur les milieux naturels, les activités économiques et les populations à court, moyen et long terme.

Le diagnostic de vulnérabilité climatique a permis de hiérarchiser les conséquences potentielles :

  • A court terme : l’augmentation des risques naturels et des problèmes de santé (allergie,…) ;
  • A moyen terme : la diminution de la ressource en eau, un risque de baisse de l’activité agricole et un impact sur l’industrie dû à la forte demande en eau des processus industriels ;
  • A long terme : des marques de dégradation du patrimoine bâti et de l’espace public.

 

 

Quel est le bilan énergétique du territoire ?

Les indicateurs clés des consommations et des productions énergétiques du territoire montrent que notre territoire est atypique.
La consommation globale du territoire est de 3 343 GWh à comparer avec celle de l’agglomération de Pau qui s’élève à 2 455 GWh soit une facture énergétique estimée à un ordre de grandeur de 360 millions d’euros.

Les activités économiques sont importantes sur le territoire avec des plateformes industrielles à enjeu national et les activités tertiaires. Leur part dans les consommations énergétiques s’élève à 59%.

La spécificité de ce secteur est qu’il génère presque la totalité des énergies renouvelables et de récupération. En effet, le territoire produit l’équivalent de 71% de notre consommation en énergies renouvelables et de récupération (Energie récupérée sur un processus industriel).

 

 

Quelle est la stratégie de la collectivité ?

Les orientations pour la stratégie sont :

  • la maîtrise de la consommation d’énergie du secteur industriel : la collectivité souhaite toujours recevoir des industriels sur son territoire et s’engage à trouver lors de leur implantation des solutions de maîtrise de l’énergie,
  • l’implantation d’entreprise dans le domaine de la transition énergétique dont le stockage de l’énergie,
  • la poursuite  de la rénovation énergétique des bâtiments privés et publics du territoire  pour la réduction de la précarité énergétique,
  • une option volontariste : un engagement à réduire les consommations énergétiques des transports,
  • la réduction de la vulnérabilité du territoire vis-à-vis de sa dépendance aux énergies fossiles et des aléas,
  • un environnement sain pour les habitants et le territoire,
  • la création d’emplois liés à la valorisation des ressources locales.

 

 

Quels sont les moyens d'action ?

Les potentiels de réduction des gaz à effet de serre du territoire sont de deux ordres :

  • La maîtrise de la demande en énergie (MDE),
  • Les énergies renouvelables.

Le plan d’actions de la collectivité comprend 62 actions. Il est composé :

  • d’actions opérationnelles déjà en place,
  • d’actions opérationnelles à venir,
  • d’actions non opérationnelles de type sensibilisation, connaissance et gouvernance.

 

 

Quelques exemples

En octobre 2016, La collectivité a obtenu des subventions dans le cadre de l’appel à projet Territoire à Energie Positive qui accompagne des actions de la politique énergétique et climatique de la collectivité.

Depuis plusieurs années, la collectivité mène une politique volontariste de réduction de la précarité énergétique et de soutien à l’amélioration de l’habitat privé.

Un plan de désherbage intercommunal a été réalisé pour refonder les pratiques d’entretien de l’espace public. Il vise à déterminer les objectifs d’entretien en particulier en termes de « zéro phyto » et définir les moyens humains et techniques pour les atteindre.

Tous les emballages ménagers sont recyclés : les pots de yaourt, de crème, les barquettes alimentaires en plastique, les barquettes en polystyrène, les sacs en plastique, suremballages en plastique, les bouteilles et flacons en plastique, les emballages métalliques, les papiers journaux, magazines, catalogues, prospectus, enveloppes, livres, annuaire, les briques alimentaires et petits cartons, le verre et les vêtements.

La CCLO en partenariat avec les industriels du bassin de Lacq, s’est dotée d’un système d’appels automatisé. Il est destiné à alerter dans les plus brefs délais, la population du territoire, en cas de situation de crise liée à un évènement majeur connu, pouvant avoir un impact sur la sécurité des biens, des personnes et de l’environnement : accidents industriels, phénomènes climatiques (tempêtes, inondations ou autres), accidents de transports de matières dangereuses.

 

 

L'aménagement du cœur de ville d’Orthez a pour objectifs :

  • de pouvoir marcher, déambuler, circuler en toute sécurité.
  • d'intégrer une approche systémique des aménagements : espaces publics/logement/ commerces/services/édifices/…

Dans ce contexte, il conviendra de prendre en compte :

  • les impératifs de la collecte des déchets ménagers,
  • l’accessibilité aux logements,
  • la mise en lumière de certains bâtiments (église, par exemple),
  • les aménagements spécifiques liés aux transports collectifs (arrêts de bus, par exemple).

 

 

Quels sont les impacts sur l'environnement ?

Le Plan Climat Air Energie du Territoire a une incidence globale positive.

L’analyse plus détaillée montre que le risque d’incidence environnementale négative sur la biodiversité et les milieux naturels restait relativement limité pour ce qui concerne le Plan Climat Air Energie du Territoire.
La plupart des nouvelles infrastructures qui seront liées au développement économique, au transport (notamment ferroviaire) devraient a priori intervenir en zone déjà artificialisée industrielle, urbaine ou périurbaine, sur des linéaires déjà existants  et dans un cadre déjà soumis à de fortes exigences règlementaires (études d’impact environnementale obligatoires pour les infrastructures ferroviaires, ou déploiement de fermes photovoltaïques, …)

Le Plan Climat Air Energie du Territoire a une incidence globale positive sur les sites NATURA 2000.

En l’absence d’incidence négative dans les actions ou non encore évaluables à ce jour, il n’est pas possible de proposer des mesures compensatoires adaptées.

Nous pouvons mettre en avant la présence :

  • d’encouragement aux démarches qui s’inscrivent dans le cadre d’une économie circulaire (recyclage, utilisation d’éco-matériaux, valorisation des matériaux),
  • d’intégration paysagère des hangars agricoles,
  • de valorisation matière et énergie du bois,
  • d’une formulation volontariste dans la lutte contre le changement climatique,
  • de la promotion du tourisme durable ou éco-responsable,
  • de développement d’emplois liés à la croissance verte,
  • de la lutte contre la précarité énergétique,
  • du développement de nouvelles mobilités,
  • du souci de la préservation de la ressource en eau,
  • de l’intégration en aménagement de concepts écologiques.

 

 

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