L'interview du mois : Pierre Nerguararian, Président de Chemparc

Pierre Nerguararian préside, depuis 2012, le groupement d’intérêt public Chemparc ayant pour vocation de faciliter l’accueil des unités industrielles de chimie fine, ainsi que de toute autre activité contribuant au développement économique du Bassin de Lacq. Pierre Nerguararian répond à nos questions sur le projet de collaboration « dans le domaine des matériaux de batterie avancée pour l’électrification des transports », dont l’accord rendu public le 4 juillet dernier ne serait que l’embryon d’un projet qui verrait le jour à Pardies et générerait à terme plusieurs centaines d’emploi.

 

Quelle est la nature du projet ?

Il porte sur un transfert de technologies de travaux de recherche de l’IREQ (l’Institut de recherche d’Hydro-Québec) concernant une nouvelle génération de batteries pour les véhicules de transport (lire ci-contre). Dans un premier temps, il s’agit donc d’un projet de Recherche & Développement qui pourrait aboutir, dans un deuxième temps, à de la production industrielle. Ce projet est porté par la société « Powertrend Energy Conversion », créée par deux ingénieurs français installés à Tarbes (65) et Ares (33), Alain Jullien et Denis Lagourgues. L’IREQ transférerait cette technologie à cette société (lire ci-contre).

 

Comment ce projet canadien est-il arrivé jusqu’à Chemparc ?

Début 2012, Sabrina Paillet, Docteur en chimie, part à Montreal au Québec, dans le cadre d’un contrat de recherche universitaire auprès de l’IREQ. Ces recherches portent précisément sur le projet qui nous occupe aujourd’hui. Lorsque Hydro-Québec exprime sa volonté de poursuivre son programme de Recherche & Développement en Europe, Sabrina leur parle de Chemstart’up… Qu’elle connaît très bien puisque son compagnon, Laurent Dussault, est responsable de l’hôtel d’entreprises chimiques. Pour l’anecdote sachez aussi que Elie Saheb et Karim Zaghib (directeur « Conversion et stockage d’énergie » à l’IREQ) ont tous deux collaboré avec ELF-ATOCHEM. Ils connaissent donc le site de Lacq.

Ensuite il y a eu plusieurs rencontres entre les porteurs de projets et nous. Mais l’événement qui a déclenché la prise de décision est sans conteste la visite des Canadiens de l’IREQ sur le complexe industriel de Lacq et à Chemstart’up.

 

De quoi est-on certain à ce jour ?

Ce qui est sûr, c’est qu’un projet d’une telle ampleur, et à l’origine d’une telle révolution technologique, ne se concrétisera pas en claquant des doigts. À ce jour, parler de production et d’emplois est prématuré. Il n’est pas interdit de l’espérer et de travailler pour que cela se concrétise . Ce qui est certain, c’est qu’à la rentrée de septembre, l’IREQ installera à Chemstart’up une unité de Recherche & Développement autour du stockage de l’énergie. Pour la suite, « step by step »2, nous travaillons en étroite et constante collaboration avec Powertrend pour concrétiser les développements industriels espérés.

 

1- l’équivalent d’EDF

2- pas à pas

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06.11.2014
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