C’est au début des années 2000 que le caractère essentiel de la relation entre territoire/industrie/développement et recherche – concrétisée dans le bassin de Lacq par la première signature d’une convention entre la communauté de communes de Lacq et l’université de Pau et des Pays de l’Adour - vient au cœur du débat public et apparaît fondamental aux yeux de tous les acteurs pour trois raisons :

  • L’épuisement du gisement de gaz

Il pose des questions essentielles aux acteurs économiques qui se doivent de proposer des alternatives industrielles.

    • Comment reconvertir le site industriel, le développer et pérenniser l’emploi ?
    • Comment valoriser les atouts d’espaces industriels parfaitement sécurisés et adaptés à l’accueil des industries chimiques ?
    • Comment mettre en valeur les savoir-faire du tissu de PME-PMI et des travailleurs du bassin ainsi que la facilité d’adaptation de la population locale à la proximité d’implantations industrielles ?

     

    • La décentralisation 

    Depuis la loi de décentralisation de 1982, le développement économique est devenu domaine d’intervention principal de la Région. Celle-ci définit ses grandes orientations stratégiques dans le cadre d’un schéma de développement régional et peut octroyer des aides aux entreprises.

    La création du District de Lacq dans le milieu des années 70 devenu, en 2000, la communauté de communes de Lacq (aujourd’hui communauté de communes de Lacq-Orthez constituée de 61 communes) permet aux élus locaux d’élaborer des politiques d’aménagement du territoire et des actions économiques favorables au développement du bassin industriel avec pour objectif majeur : le maintien et le développement de l’emploi productif.

    Ainsi s’affirme la capacité des collectivités locales et territoriales à intervenir directement dans le champ économique et donc dans le devenir du bassin industriel.

     

    • La mutation de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour

    Le lent processus d’autonomisation des universités durant les 20 dernières années du 20e siècle va se conclure par la loi de 2007 qui instaure le principe d’autonomie.
    L’UPPA, devenue autonome en 2010, doit trouver son équilibre financier et sa spécificité territoriale entre deux sœurs puissantes : les universités de Bordeaux et Toulouse.
    Réaffirmant ses missions d’enseignement supérieur, de recherche et de valorisation, l’Université s’inscrit dans une démarche territoriale mettant en avant l’excellence de sa recherche.
    Elle développe des formations supérieures de proximité axées sur les besoins du bassin industriel (licence professionnelle à Mourenx notamment) et s’inscrit plus que jamais dans une politique de recherche fondamentale ou appliquée d’excellence en phase avec les besoins du tissu industriel, en s’appuyant sur ses instituts de renommée nationale et internationale que sont l’IPREM et l’IPRA.