Par Monsieur Jacques Joly.
On entend souvent Chinois et Japonais (sinon les Occidentaux eux-mêmes) déclarer que le sentiment de la nature tient une place tout à fait à part dans leur culture, ce qui apparaît d’ailleurs dans leur traditions littéraires et poétiques. Et pourtant, très tôt, la majeure partie des forêts de l’Empire du milieu furent détruites et le littoral japonais, tant vanté par les charmantes estampes de leurs grands maîtres, fut systématiquement saccagé dès les débuts de l’industrialisation fin XIXe siècle. Ce qui n’empêche pas le discours vantant les vertus de la nature de perdurer.
D’où cette question : parlent-ils et parlons-nous de la même chose lorsque nous invoquons la nature ?

Publié le – Mis à jour le

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