Les trames vertes et bleues sont des réservoirs de biodiversité qui, reliés entre eux, permettent aux espèces de se déplacer pour accomplir leur cycle de vie. Fragmentés et menacés par l’activité humaine partout en France, les corridors écologiques du territoire de Lacq-Orthez sont recréés et préservés par la collectivité grâce à un plan d’actions mis en œuvre depuis 2021.

Rétablir des couloirs de biodiversité pour préserver le tissu vivant de notre territoire

Forêts présumées anciennes, milieux secs, zones humides, cours d’eau… Notre territoire regorge d’espaces naturels remarquables. Bien préservées, ces zones abritent une grande richesse de vie végétale et animale dont la salamandre tachetée, un amphibien menacé, ou encore le damier de la succise et l’azuré du serpolet, des papillons rares et protégés.

Cependant, à Lacq-Orthez et partout en France, ces deux entités, coteaux d’un côté, cours d’eau de l’autre, sont très souvent déconnectées. L’urbanisation et les activités économiques, en plaine notamment, en sont la cause puisqu’elle forment des barrières qui empêchent les espèces de passer d’un milieu à l’autre pour accomplir leurs cycles de vie.

C’est tout l’enjeu des trames vertes et bleues : enrayer cette érosion en rétablissant et en préservant les couloirs de biodiversité entre ces milieux.

Que signifient les couleurs vertes et bleues ?

  • La trame verte fait référence aux milieux naturels et semi-naturels terrestres,
  • La trame bleue fait référence aux milieux aquatiques comme les rivières, les canaux, les lacs ou encore les zones humides.

Un plan d’actions mené de concert avec le Conservatoire d’espaces naturels

Après avoir remporté un appel à projets lancé par la région Nouvelle-Aquitaine en 2019, la collectivité a pu financer la réalisation d’un état des lieux de son territoire opéré le conservatoire d’espaces naturels (CEN) régional. L’analyse de centaine de documents, photos aériennes, données géologiques et historiques (dont des cartes datant de 1866) a permis d’identifier les milieux les plus riches et les futurs « réservoirs de biodiversité » de la trame, ainsi que les « corridors écologiques » (cours d’eau, haies, et chemins) qui les relieront. Si le sujet vous intéresse, lisez le LO Mag #4 « Nature vivante à Lacq-Orthez ».

3 axes stratégiques

Avec l’accord des communes membres de Lacq-Orthez, la collectivité a finalement adopté un plan d’actions en 2021, décliné en 3 axes stratégiques constitués de 20 actions concrètes, qui seront mises en oeuvre sur 5 ans, de 2022 à 2026 :

  • Action n°1 : Faire un état des lieux des outils de gestion des milieux existants et des structures ressources.
  • Action n°2 : Améliorer les connaissances sur la dynamique de déprise de l’élevage.
  • Action n°3 : Améliorer les connaissances sur les forêts présumées anciennes : Inventaires “Vieilles Forêts”.
  • Action n°4 : Faire des inventaires faune et flore à l’échelle communale et inter-communale.
  • Action n°5 : Améliorer la connaissance sur la répartition des espèces exotiques envahissantes.
  • Action n°6 : Faire l’inventaire pédologique des zones humides.
  • Action n°7 : Accompagner et faciliter la plantation de haies.
  • Action n°8 : Faciliter l’installation et le maintien de pratiques agricoles favorables à la biodiversité.
  • Action n°9 : Contribuer à gérer durablement la forêt du territoire.
  • Action n°10 : Faire évoluer la gestion des espaces publics.
  • Action n°11 : Restaurer et gérer les zones humides.
  • Action n°12 : Préserver et gérer les landes sèches.
  • Action n°13 : Prise en compte du patrimoine naturel dans les documents de planification.
  • Action n°14 : Sensibiliser les scolaires à la protection de la biodiversité de son territoire.
  • Action n°15 : Sensibiliser le grand public aux richesses du patrimoine naturel du territoire.
  • Action n°16 : Valoriser la biodiversité du territoire dans l’offre touristique.
  • Action n°17 : Accompagner et valoriser les pratiques agricoles durables.
  • Action n°18 : Accompagner et valoriser les pratiques sylvicoles durables.
  • Action n°19 : Définir des indicateurs de suivi des espèces et des milieux.
  • Action n°20 : Assurer la mise en œuvre et la transversalité de la démarche, garantir la conduite de la stratégie et du plan d’actions.

Les trames vertes et bleues font en ce sens, partie d’une offre vous permettant de vivre dans un cadre de vie de qualité, de vous loger, de vous déplacer, de vous divertir… et vient renforcer l’attractivité du territoire.

Vidéo YouTube sur une journée de plantation de 1 000 arbres et arbustes chez des éleveurs de chèvres.

Un levier écologique, mais aussi sécuritaire et économique

Les trames vertes bleues ne servent pas uniquement à préserver la biodiversité : elles jouent un rôle clé pour notre sécurité et notre santé.

Dans un contexte de changement climatique, elles réduisent les risques de catastrophes naturelles – et les coûts qui y sont liés pour tout remettre en état – comme les inondations en favorisant l’infiltration naturelle des eaux, en créant des zones tampon contre les incendies, ou encore des îlots de fraicheur en ville, très utiles en période de canicule. Elles participent également à une meilleure qualité de l’air sur le territoire et proposent un cadre de vie plus vert et agréable.

Ces actions de préservation s’inscrivent dans la démarche de la GEMAPI, une compétence de la collectivité qui vise à mener des actions pour la protection et la gestion des cours d’eau afin de limiter le risque d’inondation sur le territoire et de préserver nos milieux aquatiques.

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