Commerce et artisanat, Évènement: Marchés nocturnes d’Orthez : inscriptions ouvertes pour les commerçants et artisans
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Aujourd’hui encore, près de 95 % de nos terres rares sont importées, et ce principalement de Chine. Ne disposant d’aucun gisement exploitable à court terme sur son territoire, les terres rares posent un réel problème de souveraineté nationale en France. Une difficulté que rencontre également l’Europe, qui, malgré quelques gisements, dépend elle aussi principalement d’importations étrangères.
Sans les terres rares, il n’y a pas d’industrie moderne. Alors la France et l’Europe ambitionnent d’ores et déjà une autre voie que l’extraction primaire : celle du recyclage.
Spécialisée dans le recyclage d’aimants dont elle sera en capacité de recycler environ 2 000 tonnes chaque année, l’usine Carester sur le bassin de Lacq a bénéficié d’un soutien de l’État à hauteur de 106 millions d’euros au travers du plan France 2030. Depuis la pose de la première pierre en octobre 2025, le chantier de l’usine a bien avancé et sera achevé début 2027. Plus de 100 emplois seront alors créés.
L’usine couvrira 15 % des besoins mondiaux en oxydes de terres rares lourdes (soit 600 tonnes par an de terres rares lourdes séparées) et 25 % de la demande européenne. Sa création lance une réelle dynamique : celle de faire émerger une filière européenne des terres rares.
Lors d’une visite du chantier de Carester programmée à Lacq ce mardi 5 mai 2026 avec Roland Lescure ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, et Sébastien Martin, ministre délégué de l’Industrie, le gouvernement a officiellement annoncé un plan national pour les terres rares.
Il est divisé en 3 axes :
Il doit permettre de relocaliser cette industrie stratégique des terres rares et de renforcer l’indépendance et la souveraineté économique de la France au travers d’actions concrètes dont :